La keynote Mix IT édition 2016 (compte-rendu)

Ce n’était pas la première fois que je participais à Mix IT, et j’espère que ce ne sera pas la dernière. Il s’agit de deux jours de conférence, à Lyon, sur des sujets autour de l’informatique : technique et pratiques, notamment agiles. C’est en général passionnant parce que les sessions sont variées et les orateurs viennent d’horizons très différents.

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J’ai poussé fort pour que dans mon entreprise, on envoie des salariés à cet événement, et ça a été possible.

Ce qui me plaît dans Mix IT est aussi le démarrage de journée, tous les orateurs viennent pitcher leur session en 30 secondes, pour donner envie. Parfois, même moi qui a fait mon programme à l’avance, je change d’idée et je vais voir une session qui ne m’avait pas attirée sur le planning.

Keynote : agilité et pédagogie

Chrisian DEN HARTIGH

La Keynote de démarrage frappe fort. Un enseignant de collège, nous fait un REX sur ses pratiques agiles en classe.

Les bureaux des élèves sont en rond autour de tables supportant la documentation (dictionnaires et ouvrages de référence). Du coup, ils sont tous au premier rang. Difficile de sa planquer dans cette configuration. Pour d’autres phases de travail, les tables sont changées de place, et ce sont des ilôts pour encourager le travail en petit groupe.
Sur les groupes et dynamiques de groupe, il nous explique l’holarchie. Les élèves sont par classe d’âge, sans plus d’affinité que cela.

L’enseignant déplore qu’il a 100 nouveaux élèves chaque année et aucun retour sur ses pratiques. Il ne fait partie de leur vie scolaire qu’une seule année.

Ce qui m’a interpellée :

  • Tous les 15 sujets de rédaction de l’année sont donnés au début de l’année (ex : repas qui se termine mal). Les élèves préparent leur rédaction à la maison, en suivant un modèle (la double molécule) quant au déroulement de leur histoire. En réalité, s’ils n’ont rien préparé, ce n’est pas non plus un handicap. Puis en classe, ils échangent entre eux car les individus et interactions sont plus importants que les outils (hoho, l’avez vous vu le Agile Manifesto ?). Ensuite ils écrivent leur rédaction.
  • Les élèves ont des fiches d’auto-évaluation et choisissent sur quoi ils veulent s’améliorer.
  • Le papier de la colère : feuille identifiée comme « le papier de la colère » à froisser violemment en cas de colère.
  • Le smiley « doigt sur la bouche » à poser devant l’élève trop bruyant (chut).
  • Pour tous les travaux notés, les élèves ont accès à beaucoup de documentation.
  • Certains exercices ont une double réponse : une fois faits par l’élève, une fois fait avec des dés. Par ex, un exercice de grammaire avec les terminaisons -é -er et -és à placer est réalisé en deux colonnes. L’élève remplit avec son savoir, puis en suivant le dé.
  • Le Kanban en classe. Hé oui, la visualisation de ce qui est en-cours et de ce qui reste à faire est très puissante.

La citation

« J’ai deux moyens de communication, digital et numérique. »

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https://pedagogieagile.com

Ensuite, je suis restée assise. Bon j’étais un peu soufflée, il faut bien le dire. Et la conférence suivante toujours dans le cadre de la keynote était fort intéressante.

La confiance en soi, ça ne sert à rien

Laure JOUTEAU

Laure Jouteau nous explique qu’en fait, pour changer de voie, ou se lancer dans quelque chose de nouveau, la confiance en soi n’est d’aucune utilité.

Inutile donc de rester paralysé par le conformisme, ou d’essayer de se rassurer en cherchant des bonnes raisons de se lancer.

Ce qui m’a interpellée :

  • Défi : faites LA chose que vous ne faites pas parce que vous n’osez pas, faites le pour vous, par pur égoïsme
  • On essaie toujours de rationnaliser par une idée de génie, un vocation alors qu’il faut une autorisation de se planter
  • La nouveauté est toujours assortie de trouille et c’est ok.

La citation

« On n’est pas la bonne personne pour réaliser ses rêves, on devient cette personne en le faisant. »

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La vidéo de la conférence

Le texte du talk « La confiance en soi ça ne sert à rien »

 

[lien] 9 astuces pour manager sans moyens

http://lentreprise.lexpress.fr/gerer-une-equipe/motivation-en-entreprise-neuf-astuces-pour-manager-sans-moyens_41382.html

J’ai recopié le contenu, car j’avais peur que la lecture de cet article ne soit plus possible au bout d’un moment.

Par Marie-Madeleine Sève, pour LEntreprise.com, publié le 10/06/2013 à 06:00

Neuf astuces pour motiver son équipe sans moyens
Comment insuffler du peps à son équipe quand les enveloppes salariales se réduisent comme peau de chagrin ? En faisant preuve de créativité. Les pistes de Yvon Berl, coach de dirigeants chez Zathinoé.

Pour motiver votre équipe en période de caches maigres, engagez-la à créer un environnement convivial. C’est ce plus qui frappe le visiteur chez Apple, Google et dans maintes start-up !
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Pour booster l’implication de chacun, au quotidien le manager peut intervenir par petites touches grâce à des actions simples et efficaces. Et, dans une période de vaches maigres, rendre la carotte financière  » accessoire  » au regard du respect accordé à autrui et de la qualité de vie au travail. Deux leviers puissants de motivation qui ne doivent pas pour autant être un substitut à de réelles perspectives de carrières. Voici neuf idées pour pimenter l’ordinaire.

1. Enjoliver le décor
Engagez vos troupes à créer un environnement convivial. C’est ce plus qui frappe le visiteur chez Apple, Google et dans maintes start-up ! Sans pour autant tout vouloir révolutionner – les services généraux risquent de vous freiner -, vous pouvez néanmoins jouer sur l’ordre, l’agencement des lieux et la luminosité du bureau. Proposez d’afficher des posters selon un thème fédérateur, d’installer des plantes vertes, etc. Variez ce cadre agréable à chaque saison, vous redynamiserez le collectif.

2. Réchauffer l’ambiance
La réunion croissants du lundi matin, les pauses chouquettes de 16 heures, les pots surprise célébrant les anniversaires, le déjeuner de groupe trimestriel… Faire des rituels ou des impromptus festifs réveille l’équipe. C’est classique, mais ça marche. Profitez de la fête de la musique le 21 juin pour imaginer un temps fort dans le service !

3. Adopter l’autodérision
« Il me semble qu’il faut faire ainsi, mais je suis un peu has been, si quelqu’un a une meilleure idée…. » Ne pas se prendre au sérieux, c’est dérider l’entourage. Mais c’est aussi savoir écouter l’autre, entendre son point de vue et donc le prendre en considération.

4. Lâcher la bride
Les individus – surtout les plus jeunes – ont soif de liberté, de souplesse. Responsabilisez-les sur leur job, quitte à écorner les procédures de contrôle. Aménagez les emplois du temps à la carte. Le collaborateur à qui vous faites confiance en donnera plus. S’il a fini sa tâche avant l’heure,  » poussez-le  » à partir. Comme l’a décidé il y a peu cette responsable RH d’une compagnie d’assurance. Quelques jours plus tard son co-équipier reconnaissant est resté de lui-même jusqu’à minuit pour débrouiller une affaire urgente. Plus le geste sera personnalisé plus il sera motivant.

5. Tenir ses engagements
Ce qui est dit est dit. Vous devez respecter votre parole et vous montrer exemplaire sur les règles internes de l’entité ou de l’entreprise. Alors ne retenez-pas votre bras droit ou votre assistant(e) au-delà de l’horaire usuel…

6. Confier des mini-missions valorisantes
Sortez votre collaborateur de sa routine. Offrez-lui des tâches spécifiques qui l’intéressent. Il s’investira davantage sur une action passionnante que sur un travail lambda avec une prime à la clef. Déléguez-lui la répartition du travail sur le projet Z, demandez lui d’exposer en public le Powerpoint qu’il a ficelé pour vous, invitez-le à animer une réunion. Ces situations présentent un triple avantage. 1/ Elles le placent dans la lumière. 2/ Elles lui permettent de prouver ce qu’il est capable de faire. 3/ Elles augmentent ses compétences.

7. Partager les côtés sympas de son job
Etre chef comporte des privilèges. Pourquoi ne pas en faire profiter l’équipe ? Partir à un congrès au soleil en Grèce, aller à un repas d’affaires dans un hôtel prestigieux, représenter l’entreprise dans un gala, à l’Opéra ou dans un cocktail avec des huiles peut faire plaisir à l’un ou l’autre. Dites-lui alors qu’il sera parfait à votre place. Sacrifiez-vous un peu, c’est pour la bonne cause.

8. Complimenter
Les félicitations restent un vigoureux dopant, en particulier pour les personnalités narcissiques ou celles rongées par le doute. Manifestez-vous en public, le salarié se défoncera davantage de peur de décevoir. Veillez toutefois à bien circonstancier votre « bravo ». Que ce soit à la cantonade ou par mail, signalez-le jour, l’action et les résultats précis que vous encensez afin qu’il reste vigilant sur le reste.

9. Susciter la reconnaissance des pairs
Les satisfécits peuvent être indirects. Un collaborateur qui a gagné un contrat ardu, dépanné sur un dossier, sauvé la mise à un collègue peut être mis à l’honneur dans le journal interne, une note circulaire, un discours etc. Chez EADS il y a ainsi un « Hall of Fame » (mur des célébrités) pour distinguer les plus méritants. A vous de pousser la candidature de vos ouailles.

En savoir plus sur http://lentreprise.lexpress.fr/gerer-une-equipe/motivation-en-entreprise-neuf-astuces-pour-manager-sans-moyens_41382.html#RABDlek8jOGI02Lq.99

Ce que m’a appris le HackDay Symfony

Tout d’abord, on pourrait croire que j’ai hacké comme une petite folle ce jour là, eh non…mes responsabilités parentales ont fortement limité mon champ d’action.
Cependant, voici ce que j’ai appris durant le HackDay Symfony lyonnais du 5 juillet 2014 :

  • demandez le minimum aux gens
  • encouragez les dès le départ
  • soyez attentifs à votre environnement : les gens aiment résoudre des problèmes (poussette dans l’escalier, intitulé des tickets)
  • le temps passé ensemble est précieux (ma fille qui me dérange tout le temps, partager autour d’une pizza)
  • tout le monde peut faire avancer les choses (même un tout petit point peut aider, parler peut donner des idées)

Allez lire le compte-rendu sur le site de l’AFUP.

Trouver n’est rien, c’est le plan qui est difficile.

Le titre est une citation de Dostoievski.

En plus du SMS évoqué plus haut, mon téléphone sans options connectées m’a fait prendre conscience que la ville manquait de plans. Quand j’étais jeune, je possédais un livre-plan de Paris fort pratique. Je l’avais dans mon sac à dos en permanence, et je l’utilisais dès que j’avais un RV. Je localisais la station de métro la plus proche, je m’en servais pour m’orienter, bref, une mini-carte-papier pour piéton.

Brockhaus and Efron Encyclopedic Dictionary b44 801-0

Quand je partais quelques jours dans une ville nouvelle, je me procurais souvent le plan papier avec index des rues. Cela me permettait de me situer et de rentrer à pied de n’importe quel endroit.

Même avec un smartphone disponible, je l’estimais tellement fragile et coûteux que je préférais avoir un plan Vélib dans mon panier de vélo plutôt que de risquer sortir mon smartphone en pleine rue.

L’autre soir, j’ai eu à me rendre en terre inconnue lyonnaise. J’avais vaguement repéré les lieux alentours mais, trop confiante, je marchais en vain dans la mauvaise direction, sans croiser les rues espérées. Pour remettre la main sur un plan, j’ai cherché un arrêt de bus. Et pour savoir où était la rue, j’ai dû demander.

Le manque de plans a réduit l’autonomie piétonne. Qui sait, un jour, vous serez peut-être en rade de batterie, vous aussi…
Vatican City Map 1929

Le SMS est plus puissant que Twitter ?

Ma batterie de smartphone étant en explosion lente, j’ai dû revenir à un téléphone moins connecté. J’ai la 3G, et point de WiFi. Et cette interface est si lente (si je vous dis que c’est un OS en Java, ça vous évoque quoi ?) que je télécharge parfois les en-têtes de mes mails en IMAP mais c’est plutôt rare que j’aille lire l’e-mail en entier sur le téléphone. Je me contente du titre.

L’autre soir, à l’arrêt de bus, délestée d’un compagnon tel que peut l’être Twitter, manquant de lumière pour lire un vrai livre (ma liseuse est si vieille qu’elle n’a pas d’éclairage intégrée), j’ai envoyé quelques SMS à des copains géographiquement loin, mais dont j’ai été très proche durant des années. Non seulement ils m’ont répondu, mais la conversation a duré quelques SMS et j’ai eu le sentiment d’être connectée à eux.

Teen girl texting close-up

Au final, je commence à entrevoir les limites des liens sociaux virtuels. Je parle de la différence entre les gens que je fréquente en ligne tous les jours, parfois je les rencontre en chair et en os, mais pas toujours. J’ai des amis jamais rencontrés dans le monde physique et cela ne me semble pas fou.

Les amis que j’ai contactés ne sont pas des vieilles croûtes ou des personnes qui rechignent devant la technologie. Je pense qu’elles n’ont pas les mêmes priorités que moi. Ces personnes vont sur Facebook une fois par mois, sans forcément poster de contenu, elles se contentent de lire. Produire et écrire un SMS n’est pas écrire des billets de blog pouvant être lu par le monde entier. On reste dans l’intime.