Debrief sur le PHP Tour Lille 2011

Je reviens du PHPTour (dont vous trouverez les slides sur la page Résumé).

Arrivée la veille à Lille, je me lève à 6h30, (décollage prévu à 7h de l’Hôtel en compagnie de l’équipe d’orga). La plupart des conférenciers sont au même hôtel. En arrivant à la salle de petit-déjeuner, après avoir dévisagé toutes les personnes présentes, je m’installe à une table libre : en allant chercher mon thé, je me rends compte que je connais au moins une personne à chaque table…le matin, c’est pas facile. Toutes mes excuses à Steven Van Poeck, qui m’a salué et que j’ai mis au moins 10 minutes à reconnaître.

Démarrage par le vestiaire, où j’essaie de ranger logiquement les affaires qu’on nous confie. Comme habituellement, je croise un monde fou : les cow-boys de la Ferme du Web, Loïc Frering, mais également Eric Colinet (le présentateur de PHPTV), mon ex-collègue Julien Pauli, Hello qui gère les éléPHPants ; Christian Durel qui aimerait savoir pourquoi il y a si peu de femmes dans le PHP. Des gens qui ne twittent pas comme Stéphane Jeanneau, des gens qui twittent comme Frederic Hardy [@mageekguy] (ex-collègue aussi).

Ensuite, je trouve la source du café et des croissants, et par la même occasion, les salles de conférence. Du coup, j’en profite pour aller voir quelques conférences. Et si je rate les nouveautés de PHP 5.4, j’ai quand même pu apprécier :

hello $mongo

Une introduction à MongoDB pour les développeurs PHP, par deux gars d’Alptis, des voisins puisque lyonnais. Gérald Croes nous explique les principes de MongoDB : facilité de prise en main et performance, plutôt que sûreté et redondance. Il nous initie au vocabulaire Mongo-iste, et nous donne des exemples en CLI et en PHP de création de DB et d’enregistrements dans cette base de données. Cédric Derue s’attarde, quant à lui, sur l’ODM (Object Document Mapper) Doctrine, qui permet d’accéder à ses données depuis son code PHP, en se basant sur les classes de son modèle.

Je retiens que MongoDB est souple et permet de spécifier/modifier la structure dès que le besoin s’en fait ressentir. Cela me paraît ultra-intéressant pour les POC et nouveaux projets. Il est également possible de stocker des fichiers binaires, de faire des références (styles clefs étrangères) et d’imbriquer les objets les uns dans les autres.La persistance des données est aujourd’hui souvent assurée par les bases de données de type relationnel. Pour dialoguer avec ces bases de données, nous employons des ORM en charge de transformer le modèle objet en modèle relationnel et vice versa apportant ainsi une solution au paradigme Impedance Mismatch. Les bases NoSQL (Not Only SQL) proposent des approches différentes au modèle relationnel en offrant des solutions alternatives : orientées clés / valeurs, orientées colonnes, orientées documents ou encore orientées graphes. MongoDB est une base de données orientée documents populaire et accessible depuis la pluspart des langages web dont PHP, mais aussi Java, C#.NET, Python et Ruby. A travers l’exemple de MongoDB, le but de la présentation est de prouver que 80% des applications web pourraient tirer profit des bases de données NoSQL et de présenter à quel point une telle approche permet aux développeurs de se concentrer sur l’essentiel : le modèle objet de l’application et sa manipulation, ainsi que les performances.

Services asynchrones ZeroMQ et Mongrel 2

La conférence était plutôt intéressante et très pédagogique. Loïc d’Anterroches est venu nous expliquer pourquoi il avait imaginé utilisé cette solution à base de ZéroMQ et Mongrel2 pour une application donnant les informations d’une molécule chimique que l’utilisateur dessine.

Je retiens qu’on peut s’appuyer sur PHP, et car PHP sait aussi faire ce que font « les nouvelles sirènes »comme RoR, NodeJS, etc. Au niveau de la plate-forme proposée en combinant ZeroMQ qui gère donc le push/pull de messages et Mongrel2 comme serveur, elle équivaut à un Heroku.
Il faut garder en tête que cette solution repose sur des librairies en évolution permanente, ne pas prévoir de les utiliser en prod pour le moment, mais plutôt intéressantes pour un POC ou un projet interne.

Hoa, un ensemble de bibliothèques

Ivan Enderlin nous a présenté son travail de quelques années : l’ensemble de bibliothèques Hoa. Après une courte introduction sur les raisons de création de Hoa, nous avons pu apprécier les différentes possibilités offertes par cet ensemble de librairies. Hoa se veut un pont entre le monde de la recherche et le monde de l’entreprise. Et surtout, en plus d’être un ensemble de lib, Hoa est un environnement pour développer des libs.

J’ai découvert XYL (XML Yielding Language) qui est un langage ambitieux puisque il se propose de décrire des interfaces multi-sorties et multi-plate-formes. J’ai trouvé Ivan convaincant sur, notamment son environnement de libs et les choix techniques effectués. La durée ne permettait pas d’avoir des exemples de type retour d’expérience, et c’est dommage.

Le second jour a été très dur (et pas que pour moi, apparemment), et j’ai eu la chance de voir la conférence de Patrick Allaert. C’est un belge survolté, très pointu et très gentil, qui nous a parlé des outils pour les développeurs.

Les outils avancés du développeur PHP

Les outils présentés ne sont pas nouveaux, mais vraiment utiles au quotidien, et tous opensource. J’ai (re) découvert Wireshark, dont Patrick nous a vanté les mérites pour analyser, tous les paquets transitant par HTTP, que ce soit les requêtes HTTP, ou les requêtes MySQL. Comme autre outil, HipHop for PHP, qui n’est peut-être pas utilisé en prod par tant de monde, hors Facebook, mais qui permet de transformer du PHP en C++. L’intérêt est de passer sur un langage fortement typé qui a un compilateur strict. Le compilateur ne laissera pas passer les « erreurs » de type, d’arguments manquants que pourraient laisser passer la souplesse de PHP.

Encore d’autres outils comme OpenGrok (recherche et parcours du code source) ou GNU Global pour trouver un symbole dans le code. Patrick a également expliqué l’usage de git bisect, et de sa commande run, couplée à un script de test. Puis il a fait un point sur des modules PECL importants pour les développeurs (comme inclued ou scream).

J’ai apprécié l’approche d’outils opensource, d’outils élaborés, au final, par des développeurs pour des développeurs. Et d’outils qui ne font qu’une seule chose et le font bien.

Ce PHPTour a été pour moi l’occassion de renouer avec la communauté PHP, d’apprécier la passion et le professionnalisme des bénévoles de l’AFUP. Je suis maintenant motivée pour participer à la mise en place d’une candidature de Lyon pour un prochain PHPTour. Et je vous rappelle que tous les 29 du mois, la branche lyonnaise de l’AFUP lance un ApéroPHP, libre d’accès !

4 réflexions sur “Debrief sur le PHP Tour Lille 2011

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