Le son du Bip de caisse

Monoprix a changé le bip des caisses pour ses produits.

C’est pour le buzz car le son bip est un contrôle pour la caissière qui passe les produits. Il est audible par dessus tout. Le son est très court et permet donc de passer rapidement plusieurs produits à la suite.Cashier's box equipment at Magnit Chain Store
Les sons présentés dans la vidéo, comme la musique pour le thé ou le meuglement de vache sont bien plus longs.
Le travail d’une caissière est peu valorisé et un peu abrutissant, cependant le confort gagné avec l’expérience est anéanti par ce « truc sympa de changer le bruit du bip de contrôle ».

 

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FAQ autour de l’IVG et de la nécessaire poursuite de la lutte : questions courantes et propositions de réponses Gaelle-Marie Zimmermann

[Ce texte est mis à votre disposition par A Contrario et Gaelle Marie Zimmerman : vous pouvez donc le copier et le republier sur vos propres sites, l’imprimer, le distribuer, en sélectionner des morceaux… Indiquez simplement la source et ne modifiez pas les propos, puisque l’auteur engage son nom sur le contenu.

Et bien sûr, les médias en ligne « classiques » et sites commerciaux ne sont pas concernés par cette invitation à la copie : pour eux, application basique de l’exception de courte citation et interdiction de copier intégralement. Mais à part ça, pour les sites persos, c’est en libre-service]

« Lutter pour défendre le droit à l’IVG ? Aller manifester ? Militer pour ça ? En France ? Mais pourquoi ? L’avortement est légal dans notre pays ! Personne ne veut le remettre en cause ! Et puis il ne faut pas que ça devienne un truc banal… Imagine que les femmes se mettent à l’utiliser comme une contraception ! »

En effet, l’avortement est légal en France. Moralement, il est toléré sous conditions. Concrètement, ce droit à l’IVG est fragile.

Et émotionnellement, il est très compliqué de comprendre comment chacun.e le perçoit, en fonction de sa sensibilité, de ses convictions et de ses choix de vie.

Cependant, les idées reçues autour de l’avortement ont la vie dure, et beaucoup de gens ont du mal à saisir pourquoi la lutte pour le droit à l’IVG est toujours nécessaire aujourd’hui, encore et plus que jamais.

Quand on milite, on devient, de fait, habitué.e à un certain déroulé de raisonnement, à des terrains d’action et de réflexion qui reposent sur nos parcours personnels et militants, nos lectures et nos démarches de documentation.

Mais tout le monde n’est pas familier de ces notions, et nos axes de luttes peuvent paraître obscurs aux personnes qui, a priori, ne sont pas anti-IVG mais qui ont du mal à percevoir (et c’est bien compréhensible) la nécessité de combattre encore pour le droit à l’avortement, et les fondements de notre combat.

Alors voici une modeste liste de propositions de réponses aux questions fréquemment posées sur l’IVG et la lutte que nous menons, à destination des militant.e.s et non militant.e.s de tous bords, réponses qui peuvent également être utilisées en vue d’une démarche de sensibilisation.

1 – Je ne comprends pas pourquoi il faut lutter pour le droit à l’IVG : en France, l’avortement est déjà légal !

Oui, l’avortement est légal, mais légal ne signifie pas forcément « accessible ». Les nombreuses fermetures de centres pratiquant l’IVG, le manque de moyens, la désinformation, les actions de manipulation de certains sites web pour pousser les femmes à mener leur grossesse non désirée à terme, et plus globalement les actions toujours plus nombreuses de militant.e.s anti-choix sont une constante menace pour ce droit qui reste très fragile.

De plus, les aléas politiques et les risques que représentent l’éventuelle arrivée au pouvoir de partis opposés au droit à l’IVG pourraient fort bien mettre cette légalité en péril : rien n’est donc acquis.

2 – Enfin, personne ne veut supprimer le droit à l’avortement !

Si, beaucoup de monde : les réactionnaires, et plus généralement toutes les personnes qui considèrent l’embryon ou le fœtus comme une personne, sans oublier tous les gens qui estiment, en toute bonne foi, que la revendication des femmes à pouvoir disposer de leur corps doit s’effacer devant le caractère prépondérant de la gestation.

3 – Mais l’avortement, c’est grave quand même : il ne faut pas que ça devienne banal !

Que signifie le mot « banal » ? « Banal » signifie « ordinaire », « commun », « courant » : concrètement, l’avortement est déjà un acte banal. C’est également, selon les termes employés par le Docteur Sophie Gaudu lors du congrès de l’ANCIC « un des actes gynécologiques les plus fréquents et les plus sûrs ». Elle ajoute également qu’une femme sur trois aura recours à une IVG dans sa vie, et qu’il s’en pratique 200 000 par an.

L’IVG est donc d’ores et déjà un acte tout à fait banal. La véritable question est : pourquoi refusons-nous d’admettre cette banalité, et pourquoi souhaitons-nous lui donner un caractère infamant, insultant, délictuel, dramatique ?

La connotation négative du mot « banalisation » dans le cadre de l’IVG nous dit beaucoup de choses de nos réticences (conscientes ou inconscientes) à considérer l’avortement comme un droit qu’aucune dramatisation obligatoire ne devrait venir normer.

Admettre que l’avortement est banal, c’est admettre que concrètement, le fait d’interrompre une grossesse peut ne pas être grave pour une femme (et en tout cas moins grave que de la mener à terme), et qu’elle peut choisir d’avorter sans avoir le sentiment de « commettre » un acte lourd.

Pour certaines personnes, cela peut être très dur à concevoir : la « banalisation » de l’avortement leur apparaît comme une forme d’inconséquence, sous-tendue par le fait qu’avorter doit obligatoirement constituer une décision et un acte de poids (moral, psychologique, émotionnel…), et que cette décision et cet acte n’ont pas à être faciles.

On rencontre souvent cette crainte de la banalisation chez des personnes ouvertement pro-IVG, qui malgré leur lutte pour le droit au choix, ont beaucoup de difficultés à ne pas conditionner la légitimité de ce choix par une intensité symbolique obligatoire.

4 – Enfin quand même, l’avortement ce n’est JAMAIS anodin !

Ça dépend. Parfois non. Parfois si. Mais les femmes qui le vivent bien ont du mal à en parler car notre société toute entière (dans les différentes instances amenées à intervenir en amont, pendant et après l’avortement) induit chez les femmes qui avortent un traumatisme symboliquement présupposé.

Cela ne veut pas dire que toutes les femmes, sans ces conditionnements, vivraient bien l’IVG. Pour certaines c’est très dur, pour d’autres moins, pour d’autres pas du tout. C’est fonction de plusieurs paramètres, notamment l’existence ou non d’un désir d’être mère (et toutes les femmes ne le désirent pas). Cela signifie simplement qu’il n’y a pas systématiquement un traumatisme. Que parfois le traumatisme est induit par des facteurs extérieurs. Cela peut même, dans certains cas, être le corps médical qui fait de l’acte un traumatisme.

Ce qui est important, c’est ne pas normer le ressenti des femmes : on peut vivre bien une IVG, on peut la vivre mal. Chacune son ressenti. Le refus d’admettre que certaines femmes vivent bien l’avortement procède du même ressort symbolique que le refus de la « banalisation » et de la « récidive ».

De la même façon, on dit souvent que l’on « subit » une IVG, tandis qu’on « bénéficie » d’une péridurale, comme le précisait le Docteur Gaudu : l’avortement est toujours à « subir », comme une contrainte et non une libération (et c’est là qu’on touche au coeur même du droit des femmes à se sentir « libérées » par l’interruption d’une grossesse), comme si on avait à le supporter comme un drame imposé, sans avoir le droit d’en faire le choix libre, la revendication, sans regret et sans remords.

Le droit pour chacune de ressentir les choses librement est donc un axe de lutte important.

5 – Pourquoi militer pour l’IVG plutôt que de faire de la prévention contre l’IVG ?

La prévention, dans le sens premier du terme, consiste à empêcher qu’une chose négative ou nocive se produise. Cela sous-entendrait donc que l’IVG est quelque chose de mal, de négatif, de nocif, alors que concrètement, c’est plutôt la grossesse non désirée qui est un événement négatif.

L’IVG est en fait une solution, et on ne prévient pas les solutions : on les utilise. L’IVG n’est pas un problème en soi, mais la solution à un problème.

Alors ce qui est « mal », « dangereux » et « préjudiciable » pour une femme, ce n’est pas l’IVG (dont la décision peut être difficile ou simple à prendre, et qui peut être bien ou mal vécue),  c’est le fait d’avoir un enfant dont elle ne veut pas, et de subir une grossesse non désirée. C’est également, dans le cas où elle est contrainte de mener sa grossesse non désirée à terme, préjudiciable pour l’enfant (on trouve beaucoup d’études, plus ou moins fiables, sur le traumatisme post-IVG, mais aucune sur le traumatisme post-grossesse-non-désirée-menée-à-terme).

L’IVG est donc la solution pour interrompre une grossesse non désirée, et cela n’empêche en rien d’informer sur la contraception. Il n’y a donc pas d’incompatibilité entre le fait d’utiliser l’IVG en tant que solution, et d’informer sur la contraception pour éviter une grossesse non désirée.

Contraception et IVG sont deux maillons complémentaires de la chaîne du contrôle de la fécondité. Si le contrôle de la fécondité était une notion réellement intégrée et admise (et pas seulement en surface comme actuellement), on n’utiliserait pas des termes comme « prévention » et « récidive ».

6 – La meilleure IVG, c’est quand même celle qu’on a pu éviter, non ? L’IVG reste un échec de la contraception.

L’IVG vue comme un échec de la contraception est un grand classique : mais dire que l’IVG est un échec de la contraception, et donc accoler systématiquement le mot « échec » au mot « IVG », c’est oublier un fait capital : quand la contraception échoue, la conséquence de cet échec, ce n’est pas l’IVG, mais la grossesse !

C’est donc la grossesse qui est un échec de la contraception, pas l’IVG : et ce n’est pas un simple jeu sur les mots ou un raisonnement par la distorsion du langage. Les mots sont importants, ils ont un sens. L’IVG n’est un échec de rien du tout. L’IVG est la solution à la grossesse non désirée, qui est elle-même un échec de contraception. La contraception, parfois, ça échoue. L’IVG, beaucoup plus rarement.

Avorter n’est donc pas un échec mais bien une solution. Qu’il est légitime d’utiliser.

7 – Enfin y en a, elles se font avorter à répétition, la récidive dans l’avortement, c’est un peu de l’abus quand même.

Aaaah, le fameux terme « récidive ». On l’a mentionné plus haut. On le lit et on l’entend très souvent, dans le cas de femmes qui se font avorter plusieurs fois. C’est un mot qui est très révélateur de la notion de culpabilité qui continue à imprégner le contexte moral autour de l’IVG, et les réticences à une application concrète du droit des femmes à contrôler leur fécondité. Et ce, y compris dans la bouche de soignant.e.s !

Il n’y a pourtant aucune raison d’assimiler des avortements successifs à de la récidive, puisque la récidive constitue une définition relevant du langage des infractions. L’IVG doit-elle être considérée comme une infraction ? Non.

Il est essentiel que les femmes ne souhaitant pas mener à terme une grossesse non désirée puissent faire le choix de l’interrompre sans être considérées comme des « récidivistes ».

Qu’on les mette en mesure de trouver une contraception qui leur convient, qu’on les informe, qu’on réponde à leurs questions, oui. Qu’on les culpabilise au point que peut-être, si elles tombent à nouveau enceinte sans l’avoir voulu, elles n’osent plus avorter ? Non.

8 – De quel droit les femmes osent-elles revendiquer l’IVG « facile », sans douleur, accessible ?

Les femmes ne revendiquent pas l’IVG facile, sans douleur et accessible, elles revendiquent l’IVG sans complications procédurales inutiles, sans douleur volontairement infligée par le corps médical, et sans freins d’ordre technique ou moral.

Les femmes revendiquent le droit de choisir librement leur méthode (IVG médicamenteuse, en milieu hospitalier ou à domicile, IVG par aspiration sous anesthésie locale, IVG par aspiration sous anesthésie générale), sans être contraintes et poussées vers l’une ou l’autre.

Elles veulent des délais d’attente plus courts (et ne plus se voir imposer le délai de réflexion de 7 jours, qui n’est pas nécessaire à toutes), ce qui ne sera possible que si on cesse de fermer les centres qui pratiquent les IVG et qu’on allège la procédure.

Elles revendiquent également le droit à ne pas se voir infliger une douleur punitive.

Elles veulent aussi que l’on cesse de prétendre que c’est un acte technique lourd : l’acte technique a été alourdi lorsque les compétences abortives ont été transférées, au moment de la dépénalisation de l’IVG, des femmes qui le pratiquaient clandestinement et des médecins qui les aidaient à le faire, au corps médical qui a institutionnalisé une procédure d’IVG lourde et plus coûteuse.

Alors non, bien sûr, avorter clandestinement dans des conditions de sécurité et d’asepsie douteuse n’était pas une bonne chose, mais avorter sous l’obligation d’un plateau technique lourd et sous le contrôle absolu du corps médical, est-ce vraiment nécessaire ?

Le droit de recourir à une l’IVG n’est toujours pas synonyme d’autorisation symbolique à l’IVG. C’est un des volets de la lutte, et il est plus essentiel que jamais.

9 – Comment peut-on tomber enceinte « par accident » alors qu’on a la contraception ? Les femmes sont des étourdies ! Et il ne faut pas qu’elles utilisent l’avortement comme une contraception ! 

Les femmes utilisent l’avortement parce qu’elles ont de multiples raisons de l’utiliser, et de multiples façons de l’utiliser. Et notamment parce que la contraception ne fonctionne pas toujours : pour rappel, 3 IVG sur 4 concernant des femmes qui ont une contraception.

La contraception n’est jamais efficace à 100 %, et n’oublions pas qu’en France, nous sommes actuellement sous un régime prépondérant du « tout-pilule » : c’est-à-dire que la pilule, prétendument « mode de contraception préféré des françaises », est en réalité simplement le mode de contraception « le plus prescrit aux françaises », ce qui n’est pas du tout la même chose.

La pilule est donc souvent imposée, ou du moins présentée comme le choix le plus logique, alors qu’elle est loin d’être idéale pour toutes les femmes, selon leur rythme de vie, leurs attentes et leurs contraintes.

La difficulté pour beaucoup de nullipares à obtenir la pose d’un DIU (stérilet), car une majorité de gynécologues refuse encore sans aucune raison médicale, est une des conséquences de ce « tout pilule », et un des exemples frappant des progrès à faire en matière de gestion de la contraception.

Les femmes utilisent l’avortement non pas « comme une contraception » mais comme un outil destiné à interrompre une grossesse non désirée.

De même, la notion d’avortement « de confort » est surréaliste, non pas parce que ce « confort » n’existe pas (il peut tout à fait exister) mais parce qu’il est systématiquement relié à quelque chose de répréhensible : une fois de plus, on touche au tabou du réel droit à avorter parce qu’on souhaite réellement, sans remords, interrompre une grossesse non désirée.

Soyons réalistes : à partir du moment où ni la vie de la femme enceinte n’est en danger et où elle a matériellement les moyens de subvenir aux besoins d’un enfant, tous les avortements sont des avortements de confort, relevant du refus de mener la grossesse à terme, quelles que soient les raisons de ce refus.

Cela ne doit pas être un problème si on est d’accord sur le principe même du droit au choix. Pourtant, des personnes qui se disent pro-choix refusent que l’avortement soit « un confort » ou « banalisé ». L’avortement EST banal et il EST de confort. C’est simplement son ressenti qui varie.

Prétendre qu’on est pour l’avortement MAIS qu’il ne doit pas être de confort ou banal, cela revient à dire qu’on est pour l’avortement mais que l’on ne doit y recourir que la mort dans l’âme, et que cela doit être un acte grave et peu pratiqué : cela revient donc à dire qu’en fait, on n’est pas tellement pour l’avortement librement choisi.

Cela revient aussi à dire que les femmes doivent rendre compte de la pertinence de leur choix (dans le sens où le choix est un vrai choix, à savoir libre, éclairé, et sans comptes à rendre). Cela signifie donc qu’on souhaite poser des limites au droit des femmes à disposer de leur corps.

10 – Certaines féministes estiment que les hommes n’ont pas à s’exprimer sur l’avortement. C’est extrémiste !

Ne confondons pas. Il y a en fait deux cas de figure :

a –  Dans le cadre d’une grossesse non désirée survenant au sein d’un couple composé d’un homme et d’une femme, il semble très souvent évident que lorsque le contexte émotionnel s’y prête (ce qui n’est pas toujours le cas), la femme en situation de grossesse non désirée en parlera à son compagnon.

Rien ne l’y oblige, et au final, le droit à disposer de son corps fera d’elle la seule décisionnaire, mais il semble pertinent d’estimer que si elle en parle à son compagnon, il peut donner son avis. Cela n’est pas contesté. Et cela relève du dialogue, de l’équité, de la confiance, du parcours personnel de chacun.e et de son envie de partager les choses et les ressentis.

b – Ce que certaines féministes disent en fait, c’est qu’en dehors de cette situation de couple et du cas concret d’une grossesse non désirée, les hommes n’ont pas vocation à s’exprimer sur l’avortement en termes de positionnement idéologique, théorique : un homme peut être consulté dans le cadre de la grossesse non désirée dont il est conjointement à l’origine, mais « les » hommes n’ont tout simplement pas vocation à s’opposer idéologiquement au droit des femmes à disposer de leur corps. Exemple  : un penseur ou un médecin qui va expliquer pourquoi il est contre l’avortement… Ca n’a pas de pertinence. En ce sens, non, « les » hommes n’ont pas à s’exprimer et à prétendre dire ce que nous devons faire de notre corps.

De la même façon, « les » hommes « pro-ivg » n’ont pas à analyser ce que nous ressentons quand nous avortons. Un homme qui prétend qu’aucune femme ne peut sortir indemne d’un avortement, c’est… sans pertinence. Tout autant qu’un homme qui affirmera savoir quelle détresse ressent une femme quand elle avorte.

11 – C’est quand même grave que le nombre d’IVG ne baisse pas.

Posons clairement les données du raisonnement : la population augmente, le nombre d’IVG reste stable. Il n’est pas sorcier de comprendre que dans l’absolu, le nombre d’IVG baisse.

En fait, ce qui augmente, ce n’est pas le nombre de grossesses non désirées, mais le nombre d’interruptions volontaires parmi ces grossesses non désirées. Cela signifie globalement qu’aujourd’hui, bien plus qu’avant, les femmes en situation de grossesse non désirée peuvent choisir de l’interrompre, alors qu’avant elles la poursuivaient, ce à quoi elles ne sont plus autant contraintes aujourd’hui. C’est une excellente chose, dans le cadre d’une optique pro-choix.

Parallèlement, le nombre de grossesses non désirées ne peut pas baisser à l’infini puisque la contraception infaillible n’existe pas, que l’information sur la contraception doit encore progresser, et que les pratiques contraceptives doivent également évoluer (cf. le problème du tout-pilule évoqué plus haut).

En conclusion

Le positionnement « anti-choix », qui relève de nombreux paramètres personnels, idéologiques et moraux et qui procède souvent de la conviction que les femmes n’ont pas à revendiquer le droit à disposer de leur corps, est difficilement discutable dans la mesure où il est très peu probable d’amener un anti-choix à changer d’avis.

Ce qui importe donc bien plus, c’est de lutter contre les idées reçues qui favorisent, au sein même des « pro-choix », ce réflexe à toujours donner l’impression de justifier le recours à l’IVG en assurant que cela reste une issue de secours extrême et grave,  à fournir des excuses et justifications, à affirmer que bien sûr il vaudrait mieux que cela n’arrive pas, et que c’est toujours une voie douloureuse à laquelle on se résout la mort dans l’âme, tout cela dans le but de gérer une culpabilité induite par les normes sociales, et pour RASSURER celles et ceux qui pourraient croire que nous avortons vraiment par choix et par confort (ce qui est le cas : nous avortons bien par choix et par confort).

Plus grave encore, ces idées reçues autour de l’IVG entraînent de la part des pro-choix, pourtant de très bonne volonté, un renoncement à progresser encore sur la voie du droit à disposer réellement de son corps, en toute autonomie, en toute responsabilité.

Notre société a encore du mal avec l’idée de femmes dont la fonction sexuelle serait totalement détachée de la fonction reproductive. Le droit à l’IVG est constamment menacé. Et pas seulement en théorie. Défendons-le. Parlons, échangeons, témoignons, et donnons-nous les moyens d’avancer sur la route encore longue du réel droit au choix.

 

Toutes les infos sur l’IVG sur le site officiel du Ministère des Affaires sociales et de la santé.

L’avenir de PHP : mon avis chez Mageekbox

Derrière Mageekbox, se cache mageekguy, un geek donc, qui aime bien la technique.
Mascotte mageekguyLes remous autour de PHP 6 et de son abandon l’ont interpellé, au point qu’il publie des billets sur les évolutions de PHP qui s’intitulent : « Mort de PHP 6 + 100 jours » tous les 10 jours. Sinon, mageekguy est fort aimable, puisqu’il invite des noms prestigieux de la communauté PHP à s’exprimer sur l’avenir de PHP. Vous avez déjà pu lire : Nicolas Perriault, Cyril Pierre de Geyer, Jean-Marc Fontaine, et j’en passe.
A ce moment là, je me rengorge, puisque la dernière interview parue, c’est la mienne.

interview chez mageekblog

Retrouvez donc mes propos sur PHP et son futur sur le Mageekblog, que je remercie grandement.

Je suis MacUser pas prosélyte

Commençons par une définition
Prosélyte :

personne pratiquant le prosélytisme, zèle déployé pour attirer de nouveaux adeptes, pour propager une doctrine

Alors, je suis prosélyte, mais pas sur le sujet de Mac OS ou des Macintosh, ou encore d’Apple.

La majorité de mes interlocuteurs semblent étonnés que ma machine personnelle (mon PC, donc) soit un Mac. En fait, je le dis ici, écrit pixel noir sur pixel blanc :

Mac-User depuis 1992 !

Alberto

Mon premier PC (ah, j’aime hérisser le poil des Mac-FousFurieux) était un PowerMac 6500/275MHz (meet : Alberto) et j’en suis à mon second Mac : un G4 AGP de 2001 (BigMac, mon blog – mon blog, BigMac). C’est tout !

Quel intérêt de clamer son OS ?

Cela ne me rend fière que lorsque je croise des Mac-Fans ou des Mac-Addict qui ergotent sur la dernière fonctionnalité, qui vantent les mérites de leur OS à des Windowsiens sceptiques ou des Linuxiens fanatiques, car je ne suis pas comme ces dingues-prosélytes. Parfois, je trolle un peu en essayant de démonter leur argumentation religieuse.

BigMac

Par le passé, j’ai participé à un ou deux fanzines, j’ai re-diffusé des images de processeur Intel sur un escargot ou des chansons sur Wind*ows, cela ne m’amuse plus trop.

Pourquoi je ne pourrais pas utiliser l’OS de mon choix ?

Ce qui étonne le plus les gens à qui je le dis, c’est que je suis également concernée par l’opensource et j’utilise, sur mon ordinateur personnel autant que professionnel, quasiment uniquement du logiciel libre (exception faite de Claris Works et de Graphic Converter, dont j’ai les licences, mais oui).

J’utilise Mac OS depuis Mac OS 7, et c’est la plate-forme avec laquelle je me sens la plus à l’aise : je sais réparer et entretenir mon Mac OS.
Et je crois que c’est important pour l’utilisateur d’être à l’aise avec son outil.

Alors, c’est quoi le meilleur OS ?

J’ai utilisé, et j’utilise encore, dans le cadre de mes activités professionnelles, Linux (Mandriva, Ubuntu et Debian) et Windows XP.
Quand on me confie une machine avec laquelle je vais travailler, je vérifie que tous mes outils sont en place et fonctionnels. Je ne peux pas me passer de logiciels que je maîtrise, pour être efficace dans mon travail.

Mes choix idéologiques, personnels et professionnels m’ont fait aller vers du logiciel libre ; les outils que je maîtrise le mieux sont des logiciels libres [1].

Et pour terminer mon propos, je dirais que le meilleur OS, c’est celui avec lequel vous vous sentez le plus à l’aise. Cela peut résider dans des critères d’interfaces et d’ergonomie, mais je pense qu’on peut prendre en compte aussi une dimension éthique.

Notes :

[1] (Scintilla/SciTe sous Windows, Eclipse + PDT, Firefox et Opéra, Thunderbird, FileZilla, Pidgin…SumatraPDF, 7-zip, bref allez faire un tour sur Framasoft.net ou sur AlternativeTo.net pour en savoir plus sur ces logiciels).

Grr, on peut pas faire de notes de bas de page en natif sous WordPress ?

Yahoo et Microsoft se rapprochent

Le moteur de recherche Bing va propulser la pub chez Yahoo !
On sait que Microsoft, bien qu’ayant libéré 20 000 lignes de code récemment a du mal avec le logiciel libre, et un tel rapprochement pourrait empêcher à terme le développement des outils pour le libre (et le PHP) de Yahoo. Souvenez-vous de l’an dernier, Microsoft a déjà approché Yahoo! pour du business, puisqu’on parlait carrément de rachat.

Du coup, Rasmus Lerdorf, le créateur de PHP n’est pas ravi, et il twitte pour le dire. Rasmus laisse sous-entendre qu’il quitterait Yahoo! à cause de ce rapprochement.

time to find a new job

via MagicalTux

Cependant, récemment Microsoft s’est engagé à travailler sur PHP [pdf]

Yahoo! explique dans un communiqué plus avant les engagements et liaisons avec Microsoft. (la mise en gras est de moi).

The key terms of the agreement are as follows:

  • The term of the agreement is 10 years;
  • Microsoft will acquire an exclusive 10 year license to Yahoo!’s core search technologies, and Microsoft will have the ability to integrate Yahoo! search technologies into its existing Web search platforms;
  • Microsoft’s Bing will be the exclusive algorithmic search and paid search platform for Yahoo! sites. Yahoo! will continue to use its technology and data in other areas of its business such as enhancing display advertising technology;
  • Yahoo! will become the exclusive worldwide relationship sales force for both companies’ premium search advertisers. Self-serve advertising for both companies will be fulfilled by Microsoft’s AdCenter platform, and prices for all search ads will continue to be set by AdCenter’s automated auction process;
  • Each company will maintain its own separate display advertising business and sales force;
  • Yahoo! will innovate and « own » the user experience on Yahoo! properties, including the user experience for search, even though it will be powered by Microsoft technology;
  • Microsoft will compensate Yahoo! through a revenue sharing agreement on traffic generated on Yahoo!’s network of both owned and operated (O&O) and affiliate sites;
  • Microsoft will pay traffic acquisition costs (TAC) to Yahoo! at an initial rate of 88 percent of search revenue generated on Yahoo!’s O&O sites during the first five years of the agreement; and
  • Yahoo! will continue to syndicate its existing search affiliate partnerships.
  • Microsoft will guarantee Yahoo!’s O&O revenue per search (RPS) in each country for the first 18 months following initial implementation in that country;
  • At full implementation (expected to occur within 24 months following regulatory approval), Yahoo! estimates, based on current levels of revenue and current operating expenses, that this agreement will provide a benefit to annual GAAP operating income of approximately $500 million and capital expenditure savings of approximately $200 million. Yahoo! also estimates that this agreement will provide a benefit to annual operating cash flow of approximately $275 million; and
  • The agreement protects consumer privacy by limiting the data shared between the companies to the minimum necessary to operate and improve the combined search platform, and restricts the use of search data shared between the companies. The agreement maintains the industry-leading privacy practices that each company follows today.

[Traduction] 8 façons de décourager vos employés

Entre deux chapitres de la longue traduction en 5 volumes des qualités d’un développeur, voici un article plus court paru sur le site geekstuffdaily.com, le 12 mars 2009, sous le titre «8 rules to discourage your employees».
Il a obtenu 52 commentaires sur son site, il mérite donc d’être mentionné ici, et au moins traduit.


Si vous voulez emmerder vos employés, mais que vous ne trouvez pas de bonne manière de le faire, suivez ces quelques règles et vous y arriverez.

  1. Encouragez la pro-activité

    Le management aime ce mot. Cela signifie que les employés n’ont pas à réagir, mais doivent agir en avance. Cela se traduit par un management beaucoup plus facile. Pas de documentation, de specs ou aucune sorte d’information n’est fournie aux employés puisqu’ils doivent proactivement chercher ces informations.
    Découragez la pro-activité excessive : si quelques employés veulent encore faire des choses par eux-même, essayez de documenter les choses pour abaisser la courbe d’apprentissage de vos (futurs) recrutements, développez un outil maison pour (vous) économiser du temps ou de l’argent ou pour faire des choses comme ré-usiner le code ou implémenter des méthodes agiles, simplement claquez ces enthousiastes en traitant ses efforts avec indifférence, règles d’entreprises, manque de retour du management et autres outils dont vous disposez.
    Déjouez simplement les suggestions ou améliorations ; dites même non directement, ou dites oui, oui, oui et laissez mourir à petit feu. Toutes les méthodes fonctionnent bien.

  2. Ne laissez pas vos employés s’impliquer

    Ne promouvez jamais aucun ancien de l’équipe, qui serait apte à cette tâche à une position de chef de projet.
    Les choses pourraient être trop douces, puisque la personne ne peut pas seulement diriger correctement l’équipe mais elle aura aussi une compréhension profonde du sujet à traiter.
    Embauchez simplement quelqu’un de l’extérieur qui ne connaît que le management (trimballer un agenda en cuir et/ou un iPhone, oragniser des réunions, parler sur des sujets sans avoir aucune connaissance, sans dire des choses cohérente ou qui paraissent sérieuses, etc.) Le moins le chef de projet en sait sur l’équipe, le mieux c’est. Après tout, ce sont les soldats qui doivent recevoir des balles.

  3. Distribuez des récompenses

    Avant que vous ne pensiez que cela ne puisse remonter le moral de quelqu’un, pensez aux autres membres de l’équipe (et aux autres équipes) qui n’en auront pas. C’est tout bête : un moral remonté, les autres plongent.
    Récompensez les gens qui le méritent le moins : ceux qui passent leur temps à parler de leur super boulot au lieu de vraiment faire quelque chose. Cela énervera définitivement tous les autres.

  4. Restreignez leurs outils

    Si vos employés ont besoin d’outils, comme un ordinateur, un OS, une base de données, et quelques outils pour mieux travailler, la meilleure chose à faire est de les en priver ; pas tous à la fois, mais un par un, pour rallonger leur agonie. S’ils ont besoin d’outils payants, déclarez les hors-budget. S’ils ont besoin d’outils open-source, dites que ce n’est pas compatible avec la règle interne X et que cela requiert des autorisations spéciales (qu’ils n’auront jamais, bien entendu).
    Faites leur remplir des formulaires sans fin et inutiles, et rédiger des e-mails. Ne renouvelez pas leurs licences. Faites les travailler en ligne sur un serveur placé sur un autre continent avec plus de 10 secondes de latence. Interdisez l’utilisation de putty comme console de travail. Faites tout cela étape par étape, tout en demandant des résultats constants.

  5. Gâchez leur concentration

    Soyez certains qu’ils sont inscrits sur toutes les mailing-listes sans rapport possible. Vous leur ferez perdre des heures à lire leurs messages et à faire du filtrage manuel. Retirez toute couche d’abstraction qui permettrait de leur épargner un problème qui ne les concerneraient pas. Votre meilleure arme ici est l’open space (comme un étage entier) où plus de 100 personnes travaillent, sans murs au milieu.
    Encouragez les sonneries de téléphone très fortes des portables abandonnés sur les bureaux et les discussions de machine à café pour distraire les autres. Organisez des réunions inutiles et des conférences-call qui se concentrent sur des sujets qui ne les concernent pas.

  6. Abattez leurs intérêts avec des formations

    Donnez leur des formations obligatoires sur des sujets qui ne les intéressent pas et qui n’ont pas de connexion inter-disciplinaire avec leur métier.

  7. Virussez les !

    Soyez sûrs que toutes les imperfections sont soigneusement classées en priorité haute. Si quelqu’un casse le code (particulièrement si quelqu’un le casse de façon répétée), ne le laissez pas réparer. Demandez à quelqu’un d’autre à la place (de préférence s’il n’a pas de passif avec le sujet) de le réparer dans un laps de temps très court.
    Laissez tout le monde assigner des bugs à n’importe qui, sans savoir le temps restant dont disposent les développeurs. Plutôt avec un système qui ne laisse pas la possibilité de savoir qui vous a assigné un ticket.

Avant de penser que cela ne fonctionne pas, sachez que c’est basé sur une histoire vraie (cela m’est arrivé).

Edit : Comme l’ont fait remarquer de nombreuses personnes (et elles ont raison) tous les développeurs expérimentés ne font pas des bons chefs de projet (la plupart n’ont pas les compétences). Pour rectifier cela, j’ai mis à jour la règle 3. Merci de ces retours !

Journée internationale des handicapés

Vous qui faites du web, qui aimez les interfaces riches, vous êtes, je l’espère sensibilisé au problème de l’accessibilité via vos terminaux high-tech (PDA, téléphones qui vont sur le web) mais avez-vous pensé aux handicapés ?

Aujourd’hui, c’est la journée internationale des handicapés, que vous fassiez du PHP ou juste du javascript, cela vous concerne.

Journée du handicapVia Delphine Dumont

edit : je l’ai publié aujourd’hui, 4 décembre…mais vous êtes prêts et avertis pour l’an prochain, du coup.

Le Web2.0 est mort, allons à la suite

Alors, c’est officiel, LE site le plus social TechCrunch, annonce la mort du web2.0.
Evidemment, en bonne blogueuse du web2.0, je suis une fashion-mouton-victim, aussi je change le nom de ce blog, et pour coller à l’esprit de mon Maître (il va être surpris de l’être), qui avait depuis longtemps senti cette problématique de récupération du nom , je passe le nom du blog en OpenSource et médias sociaux.

En plus, cela fera un TB de plus à l’article de TC.

Evidemment, cela passe par la modification de la superbe image en bandeau, qui permet à mes nombreux fans de me reconnaître de visu, lors des soirées mondaines que je fréquente.

Bon, une fois qu’on a dit que le web2.0 n’était que cendres. Qu’en reste-t-il ?

Des sites web

Il reste des tas de sites web, où l’utilisateur est central, où il crée le contenu, fait sa loi, et remplit des profils de données précieuses pour les marketeurs. J’en veux pour preuve un des derniers site que j’ai testé : ULike (notez les selon vos goûts et découvrez qui sont vos jumeaux parmi les autres membres).

Le prétexte de ce site est de vous proposer ce que vous pourriez aimer, en s’appuyant sur vos goûts actuels. L’interface est claire et moderne, avec des polices en corps 28, beaucoup d’espace blanc autour de vignettes. Le système de notation de ses favoris est simple, régi par un code couleur antique (vert-orange-rouge).

Bref, ces profils permettront de faire une publicité très bien ciblée, on peut déjà remarquer la présence de publicités incitatives pour amazon, discrètement, mais judicieusement placées sous la boîte de notation.

Des utilisateurs

Il reste aussi des internautes de plus en plus nombreux, qui ont commencé par se faire une page MySpace ou un compte Facebook, et se sont habitués à recevoir des données en temps quasi-réel sur l’activité de leurs pairs.

Ces mêmes internautes apprennent de plus en plus à étiqueter l’information de manière non-hiérarchique, à cliquer sur les petites icônes affriolantes qui permettent de mémoriser les favoris ou sur les petits triangles prometteurs d’un contenu plus complet une fois déplié.

Récemment, j’ai vu à la TV un épisode de South Park dans lequel Internet était arrêté. De ce manque de ressource s’ensuivait une panique terrible. Au delà de la satire de cette série d’animation, je me suis vue me poser la question « Et si cela m’arrivait ?« .
L’addiction à Internet est une réalité pour de plus en plus d’entre nous, et sans aller jusqu’à cette addiction, on peut parler de la confiance qu’on met dans Internet, par exemple pour Wikipédia, qui remplace petit à petit les recherches en bibliothèque.

Des techniques

Il reste des tas de frameworks Ajax ou simplement Javascript, qui vont permettre aux sites à venir d’être toujours plus interactifs, il reste aussi Silverlight et Flex. Tous ces outils techniques ont permis à Javascript et ActionScript (donc à de nombreux développeurs web) de se remettre au goût du jour.
Les technologies sont de plus en plus ciblées sur la gestion des entrées/sorties, et de la sécurité, sur le cache pour réduire la charge serveur.
Si on ne sait pas encore comment vont se répartir les différentes technologies citées ci-avant, on sent déjà avec le HTML5 en préparation que les sites web seront de plus en plus ciblés sur les visiteurs (tranche d’âge, expertise, terminal mobile ou non, etc.).

Bref, le web2.0 est terminé pour les levées de fond, mais Internet et la partie site web, autant que les IM ont évolué et continuent chaque jour, par effet de club, à toucher de plus en plus de personnes.

NB : Je reste sur ma position concernant le mythe de l’Internet comme Agora, puisque l’Agora n’était accessible qu’aux hommes libres (exit les femmes, et les esclaves).

Commentaires muselés ?

Clochix me signale qu’on ne peut commenter sans compte chez WordPress…c’est plutôt gênant, et cela explique peut-être pourquoi les commentaires sont si rares, rapportés au nombre de visiteurs.

Je vais examiner cela pour que tous puissent commenter sur ce blog.

edit : J’ai décoché l’option suivante

[Adhésion] Un utilisateur doit être enregistré et connecté pour publier des commentaires

qui se trouvait dans Options générales et non pas dans Discussion. Pourtant c’est dans la rubrique Réglages > Discussion que je trouve les options suivantes :

Un administrateur doit toujours approuver le commentaire
L’auteur d’un commentaire doit renseigner son nom et son e-mail
L’auteur d’un commentaire doit avoir déjà publié un commentaire approuvé

WordPress ergonomique ?

edit2 : Ha ! Ha ! Ha ! J’ai eu le message

Vous envoyez vos commentaires trop rapidement. Calmez-vous.

en voulant tester l’envoi de commentaires.

Signez la pétition pour l’accessibilité des services publics

Les services publics sont modernisés, on peut effectuer beaucoup de démarches en ligne. Malheureusement, tout le monde n’est pas égal pour l’accès à ces services en ligne, si vous êtes trop myope, pas assez jeune, vous ne pouvez pas toujours agrandir la police ou cliquer sur des liens de 3 caractères. Alors, si en plus vous êtes handicapé moteur ou aveugle et utilisez un navigateur adapté à votre handicap, cela peut devenir la croix et la bannière d’effectuer vos démarches en ligne.

Un site Internet accessible garantit que son contenu est utilisable par n’importe qui, quelle que soit sa situation, son handicap (visuel, auditif, moteur…) et le matériel (ordinateur, navigateur Internet, logiciels spécialisés) utilisé pour y accéder.

Comme je le dis souvent à mes stagiaires, si vous êtes égoïstes, pensez à vous dans le futur, vous aussi, serez vieux, myope et malhabile, prenez en compte ces données dès maintenant.

Le plus ironique est qu’il y a trois (3) ans a été publiée une loi pour l’égalité des droits et des chances, et à ce jour, on attend encore les modalités d’application.

http://www.web-pour-tous.org/spip.php?page=petition-accessibilite

Saint-Isidore

Ajourd’hui, c’est la Saint-Isidore.

À cause de la structure des Étymologies, qui rappelle celle de certaines bases de données nommées les tries, et préfigure les inventions futures du classement alphabétique, puis de la notion d’index, Isidore de Séville a été proposé, en 2001, comme saint patron des informaticiens, des utilisateurs de l’informatique, de l’Internet et des Internautes.