Documenter mon projet open-source rapidement

Documenter mon projet open-source rapidement

Je reçois beaucoup de questions sur les outils à utiliser. J’ai décidé d’y répondre ici.

Comment documenter de façon économique un projet open-source, fait sur le temps libre ?

Les générateurs statiques sont très efficaces, et en version hébergée pour vous, il n’y a pas, en 2020, tant de solutions que cela. Mes recherches ont été faciles.

En fait, j’ai identifié 4 solutions pratiques qui supportent le Markdown :

  • Github Pages : un Jekyll rattaché à vos projets hébergés sur Github
  • Gitlab Pages : à vous de choisir le générateur statique qui vous convient.
  • ReadTheDocs (gratuit pour les projets open-source) : choisissez entre deux parfums, un Sphinx ou un MkDocs, pour utiliser le format de fichier qui vous convient le mieux.
  • Gitbook (gratuit pour les projets open-source) : solution propre, l’équipe est à Lyon.

[evenement] Compte-Rendu des JDLL, Lyon

JDLL 2014 logo

JDLL 2014


J’ai participé aux JDLL pour soutenir l’événement et pour donner un coup de main au Hackerspace sur la tenue de leur stand. J’ai même pris la liberté d’assister à quelques conférences.

Voici ce que j’en ai retenu :

  • Blender : création d’objets et impression en 3D

    par Matthieu Dupont de Dinechin

    La présentation a été sur les possibilités. L’exemple qui m’a vraiment plu a été la démonstration d’une interface de Blender créée pour une journée dans un musée. La contrainte était de laisser des enfants imprimer une maison qu’ils auraient créée en 3D. L’idée a été de créer un Paramétreur de maison : nombre de fenêtres, pente du toit, longueur, courbure de la maison, etc. et de laisser chacun personnaliser sa maison.
    Voir le résultat sur : http://chantierlibre.org/2013/10/12/folle-journee-de-larchitecture-2013-53-maquettes-differentes-en-une-journee/

  • Création de jeux video : cadre personnel, pédagogique et parental

    par Sébastien Navarro

    Si on veut s’impliquer dans les jeux vidéo de ses enfants, on peut passer par la co-création de jeu avec eux. Cela a plusieurs avantages : passer un moment avec son enfant, créer et s’approprier un jeu vidéo, et également au niveau pédagogique montrer qu’on peut fabriquer soi-même quelque chose !
    Les questions des mères présentes dans la salle me conduisent à penser qu’un Coding Goûter spécial Mamans devrait voir le jour.

  • Les bases du design et de l’ergonomie pour les développeurs par un développeur

    par Franck Rousseau

    Cette conférence était un peu courte, le sujet méritait qu’on en parle. Cette intervention rappelait les fondamentaux du design, la réflexion sur le contenu : quel impact, quelle quantité, quel disposition étaient les plus adaptés au web. J’ai apprécié les exemples de l’utilité d’une grille sur un vrai site, en réalignant les contenus, la légère différence induite était déjà appréciable.
    Le mot clef du speaker était : alignez vos éléments !

  • Comment enseigner Internet aux enfants et aux adultes

    par Adrian Gaudebert

    Je suis impliquée dans l’enseignement de la programmation aux enfants, et je l’ai été pour les adultes. Et là, on venait nous parler de nos familles qu’on dépanne si souvent, et qui continuent à être un peu embrouillés dans les métaphores. Comment peut-on les aider, en étant informaticiens à prendre confiance et à répandre le savoir autour d’eux ?

  • Associations et logiciels libres

    par Laurent Costy

    Je me suis largement trompée sur cette conférence. J’espérais qu’on me présente un outillage de logiciels libres dédiées aux associations, il s’agissait en réalité d’un parallèle entre les valeurs du libre et les valeurs de l’éducation populaire. C’était intéressant mais pas ce que j’étais venue chercher.

 

De retour du FOSDEM 2012

Le week-end passé, j’étais à Bruxelles, pour le FOSDEM (Free and Open Source Developers European Meeting). Rappelons que cet événement est gratuit et libre d’accès. Le FOSDEM a lieu sur un campus universitaire et rassemble depuis plus de 10 ans des développeurs et assimilés pour les faire échanger. L’an dernier, il y a eu 4000 visiteurs, qui sont venus pour assister à des conférences, des ateliers, passer des certifications Linux (LPI) ou certifier leurs clefs PGP.

logo FOSDEM

Cette année, un nouveau bâtiment a été investi, dédié aux stands de projets OpenSource, il y avait 2 bars et 3 friteries pour se restaurer. L’an dernier, j’avais passé mon tour, l’année précédente, ma boîte de vitesse avait passé son tour (biélette qui lache) et mon précédent FOSDEM remontait à il y a déjà 3 ans.

Le trajet pour y aller a été épique, car notre voiture de location n’était ni équipée de pneus neige, ni fournie avec des chaînes ou chaussettes. Je remercie Grincheux de sa passion pour le pilotage en conditions difficiles, qui nous a menés à bon port, malgré la fatigue, les « ilôts » et les « risques de file » typiquement belges. En effet, avec 5cm de neige qui tient tombés en 2h de temps, l’arrivée à Bruxelles a été épique. (Pour vous donner une idée, notre véhicule driftait au lieu d’aller tout droit, et nous avons bien eu peur de nous payer une collision avec le trottoir ou un autre véhicule, dans une petite ville, et de retour sur autoroute, un camion patinait et reculait dans la pente au lieu d’avancer, tant il glissait, assez impressionnant).

Une fois sur place, nous avons donné un coup de main aux Volunteers. Cela donne droit à un joli tee-shirt orange vif, des missions de la plus haute importance (j’ai accroché des banderoles, porté des valises, guidé un nombre innombrable de visiteurs à travers le campus) et vous répondez sans cesse à des questions car tout le monde vous interpelle.

Il faut avouer qu’en échange, vous avez droit à du café à volonté, un bon pour vous gaver de frites le midi et que les gens sont aimables avec vous (on m’a laissé passer dans la file à la caféteria).

Je n’ai suivi que trois conférences, la keynote de bienvenue et deux tracks de la salle Open Source Game Development. C’était bien intéressant, et voici le résumé :

  • Composition over inheritance
  • Refactoring needs time, more time
  • et j’y ai découvert deux choses :
    • WorldForge the original open-source MMORPG project, dating back to 1997
    • Unknown Horizons : an open source real-time economy simulation game with strategy elements in an isometric 2D engine

En fait, cet événement est assez énorme, des contributeurs de vos projets préférés y sont présents, certains sont même sur des stands. Sur les stands, vous pouvez acheter des goodies (mugs, tee-shirt) ou des livres, ou tout simplement, poser des questions. Les conférenciers vont de simple passionnés à des experts dans leur domaine, voire des stars du monde libre. Les lightning talks permettent de découvrir des projets rapidement ; le bar permet de laisser traîner ses oreilles et nouer des échanges avec des développeurs de tous horizons.

Et si vous êtes timide, la veille au soir (le vendredi soir) vous pouvez aller tâter le terrain au Beer Event avec un choix de 25 sortes de bières pression, et le reste en bouteilles.

edit : Julia Buchner vous explique quel équipement emporter.

Alors, l’an prochain, vous y allez aussi ?

Blog Day : les 5 blogs que je vous recommande

Blog Day 2009

A l’occasion du Blog Day 2009, je me propose de vous recommander 5 blogs que j’apprécie. C’est l’occasion pour moi de les remercier de leur production et de leur enthousiasme.

Ergonomie web, Ruby on Rails et Architecture de l’information (T37.net) : le blog de Frédéric de Villamil

Je ne me souviens même plus comment je l’ai découvert, quoi qu’il en soit, je lis tous les billets publiés sur ce blog. La version anglaise existe aussi depuis peu, aucune raison de bouder ce blog.

edit: J’ai oublié de mentionner pourquoi je vous le recommande. Tous les billets sont rédigés avec soin,  apportant une réflexion soit sur une méthodologie, une manière de faire, un choix politique ou un outil. Avec F. De Villamil, j’ai découvert plein d’idées, j’ai dû réfléchir et j’ai fini par ouvrir moi-même un blog.

Clochix, geek libriste

Sur le blog de Clochix, vous lirez des billets techniques et aboutis, par un geek timide et libriste. Tous ses billets m’ont appris quelque chose, soit par la technique décrite que je ne connaissais pas, soit par la démarche présentée, soit par la découverte d’un nouvel outil.

Si vous êtes un peu techno-addict et que vous misez sur le logiciel libre, c’est Clochix qu’il faut aller lire.

Travailleurs Du Web : le blog de Babozor, geek, barbu, cycliste et fier de l’être

Babozor possède une réelle énergie et une envie de faire bouger les choses, il a monté son blog pour réfléchir sur les métiers liés au web, il a même lancé un TDWCamp, et depuis, il est devenu CTO, toujours dans le web, a lancé une émission de bidouilleurs (hackers) : La Grotte du Barbu.

Babozor est entier et c’est pour cela qu’on s’attache à ce blog. Ses billets proposent autant des réflexions sur les métiers liés au web, des réflexions sur comment aller mieux (concilier vie pro/perso/passions) que des tests d’outils ou des débats politiques.

Le blog de Julien Pauli expert PHP sur Developpez.com

Ex-collègue, Julien est passionné et très pointu sur PHP, le Zend Framework et depuis quelque temps, Apache. Il veut tout savoir, passe du temps à jouer avec la SPL (Standard PHP Library), à dévorer des livres d’informatiques, et de temps en temps, il déballe un billet sur son blog.

La lecture de ses articles de blog, mais aussi tutoriels sur Developpez.com vous enrichira forcément.

Et en dernier, j’hésite entre trois blogs, car mon aggrégateur de flux me les signale comme ceux que je lis le plus complètement…je vais donc vous parler des trois (et ainsi je cite mes sources).

La Ferme du Web

Découverts parce qu’ils parlaient de Symfony, ces petits gars sont branchés en permanence sur des Forges et dégottent plein d’outils opensource, relatifs au développement web. Ils rédigent eux mêmes leurs articles.

J’aime donc découvrir les potentiels futurs outils qui m’aideront à bosser sur des projets web, et leur tutoriel sur Symfony est très intéressant et complète parfaitement la documentation officielle.

J’aimerais aussi mentionner :

tototoolco

Le nom imprononçable de ce blog ne doit pas vous rebuter. Il s’avère que je lis 100% des billets publié sur ce blog, selon Google Reader.

En plus, il fait partie des blogs que je lisais avant l’avènement du Flux de Syndication (béni-soit-il) et que j’ai fini par retrouver. J’apprécie ses billets sur l’Utilisabilité et ses trouvailles autour du web, toujours pertinentes.

FredZone

Bien qu’il aborde beaucoup de sujets qui ne m’intéressent pas (trop fashion), les trouvailles de Fred ainsi que le ton détendu de ses billets me garantissent toujours un certain émerveillement.

Si vous avez envie de savoir tous les blogs que je suis, ma liste de syndication (mise à jour) est toujours au même endroit.

Aujourd’hui c’est le Thank A Dev Day !

Qu’est-ce que c’est ?

il s’agit d’une journée pour exprimer sa gratitude à un développeur OpenSource pour un logiciel qu’il a créé.

Comment ça marche ?

C’est simple, choisissez l’appli OpenSource que vous préférez, trouvez les coordonnées du développeur et envoyez lui un mail avec le tag [TADD] dans lequel vous lui expliquez pourquoi vous appréciez son logiciel.

En savoir plus : http://thankadev.wordpress.com

Expérience Diigo : ajouter des notes à un contenu

Après la lecture d’un article très long, je me suis mis à le surligner, en ajoutant, de ci, de là, mes notes.
Cela donne un résultat intéressant, surtout que d’autres utilisateurs ont fait des sélections dans ce contenu.

On rentre dans les conditions extrêmes, vu la taille du texte initial. Surtout que j’ai également annoté certains commentaires.

Allez donc explorer la chose et me dire si vous avez compris le sujet, s’il vous plaît.

Coup de pub pour mes collègues

Au quotidien, je côtoie surtout mes stagiaires, qui changent chaque semaine et mes collègues.

J’avais envie de leur rendre hommage, en leur faisant un petit coup de pub.

Bon on a donc,

Les autres n’ont pas de blog, mais ils n’en pensent pas moins.

Le Web2.0 est mort, allons à la suite

Alors, c’est officiel, LE site le plus social TechCrunch, annonce la mort du web2.0.
Evidemment, en bonne blogueuse du web2.0, je suis une fashion-mouton-victim, aussi je change le nom de ce blog, et pour coller à l’esprit de mon Maître (il va être surpris de l’être), qui avait depuis longtemps senti cette problématique de récupération du nom , je passe le nom du blog en OpenSource et médias sociaux.

En plus, cela fera un TB de plus à l’article de TC.

Evidemment, cela passe par la modification de la superbe image en bandeau, qui permet à mes nombreux fans de me reconnaître de visu, lors des soirées mondaines que je fréquente.

Bon, une fois qu’on a dit que le web2.0 n’était que cendres. Qu’en reste-t-il ?

Des sites web

Il reste des tas de sites web, où l’utilisateur est central, où il crée le contenu, fait sa loi, et remplit des profils de données précieuses pour les marketeurs. J’en veux pour preuve un des derniers site que j’ai testé : ULike (notez les selon vos goûts et découvrez qui sont vos jumeaux parmi les autres membres).

Le prétexte de ce site est de vous proposer ce que vous pourriez aimer, en s’appuyant sur vos goûts actuels. L’interface est claire et moderne, avec des polices en corps 28, beaucoup d’espace blanc autour de vignettes. Le système de notation de ses favoris est simple, régi par un code couleur antique (vert-orange-rouge).

Bref, ces profils permettront de faire une publicité très bien ciblée, on peut déjà remarquer la présence de publicités incitatives pour amazon, discrètement, mais judicieusement placées sous la boîte de notation.

Des utilisateurs

Il reste aussi des internautes de plus en plus nombreux, qui ont commencé par se faire une page MySpace ou un compte Facebook, et se sont habitués à recevoir des données en temps quasi-réel sur l’activité de leurs pairs.

Ces mêmes internautes apprennent de plus en plus à étiqueter l’information de manière non-hiérarchique, à cliquer sur les petites icônes affriolantes qui permettent de mémoriser les favoris ou sur les petits triangles prometteurs d’un contenu plus complet une fois déplié.

Récemment, j’ai vu à la TV un épisode de South Park dans lequel Internet était arrêté. De ce manque de ressource s’ensuivait une panique terrible. Au delà de la satire de cette série d’animation, je me suis vue me poser la question « Et si cela m’arrivait ?« .
L’addiction à Internet est une réalité pour de plus en plus d’entre nous, et sans aller jusqu’à cette addiction, on peut parler de la confiance qu’on met dans Internet, par exemple pour Wikipédia, qui remplace petit à petit les recherches en bibliothèque.

Des techniques

Il reste des tas de frameworks Ajax ou simplement Javascript, qui vont permettre aux sites à venir d’être toujours plus interactifs, il reste aussi Silverlight et Flex. Tous ces outils techniques ont permis à Javascript et ActionScript (donc à de nombreux développeurs web) de se remettre au goût du jour.
Les technologies sont de plus en plus ciblées sur la gestion des entrées/sorties, et de la sécurité, sur le cache pour réduire la charge serveur.
Si on ne sait pas encore comment vont se répartir les différentes technologies citées ci-avant, on sent déjà avec le HTML5 en préparation que les sites web seront de plus en plus ciblés sur les visiteurs (tranche d’âge, expertise, terminal mobile ou non, etc.).

Bref, le web2.0 est terminé pour les levées de fond, mais Internet et la partie site web, autant que les IM ont évolué et continuent chaque jour, par effet de club, à toucher de plus en plus de personnes.

NB : Je reste sur ma position concernant le mythe de l’Internet comme Agora, puisque l’Agora n’était accessible qu’aux hommes libres (exit les femmes, et les esclaves).

[Traduction] 10 mythes injustifiés sur PHP

Ce qui suit est une traduction de 10 PHP Myths Dispelled écrit par Jaybill McCarthy paru en janvier 2008 sur Jaybill.com (que vous pouvez aller lire pour profiter des commentaires des visiteurs)

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Je suis un développeur PHP. Peut-être même la moitié d’un vrai développeur. En tant que tel, je me suis souvent retrouvé mêlé à des conversations sur le développement des applications web en général et sur PHP en particulier. Je suis continuellement frappé par les mythes, les demi-verités et de vrais mensonges que les gens autant techniques que non-techniques propagent sur cet humble langage de programmation.

Je suis loin d’être un fanatique sur quoi que ce soit de logiciel. Je pense que si vous êtes passionné d’un logiciel, vous ratez le coche. C’est comme si un charpentier était passionné de marteaux au lieu de construction de maisons. En ayant dit cela, je sens que je dois vraiment dissiper quelques malentendus avant qu’ils ne prennent plus d’importance : je suis fatigué d’être pris de haut par les développeurs Java qui croient que leur choix de langage est Le Seul Vrai Chemin(TM). Donc voici ma liste.

Mythe n°1 : PHP n’est pas vraiment un langage orienté objet

J’ai entendu cela de beaucoup de développeurs Java. C’est complètement faux. PHP a un excellent bagage OO. Il y a l’héritage, les classes abstraites, les interfaces, les propriétés et les méthodes. D’accord, il n’y a pas de surcharge de méthodes, mais il y a moyen de contourner cela. Seul le binding est encore un peu immature. Je dirais qu’il y a eu de grands progrès dans les mécanismes OO avec PHP5, mais j’ai aussi écrit beaucoup d’applications PHP4 qui étaient complètement OO. Le seul fait que vous pouvez écrire du code complètement procédural en PHP ne signifie pas que PHP ne peut pas faire d’objet. En outre, le fait que PHP vous autorise à mélanger objet et procédural rend les choses comme le bootstrap vraiment simple.

Mythe n°2 : PHP encourage le mauvais code

Egalement faux. Y a-t-il beaucoup de mauvais code PHP ? Absolument. La barrière d’entrée faible de PHP signifie que beaucoup de gens qui ne sont pas des développeurs formés entrent dans la danse.

Le mauvais code qui en résulte est la conséquence d’une formation faible et d’une mauvaise gestion, non du langage lui-même. Dire que PHP encourage le mauvais code, c’est comme dire que les mateaux encouragent les doigts ensanglantés. Evidemment, vous pouvez vous taper sur les doigts avec un marteau, mais est-ce de la faute du marteau ou vous qui ne savez pas comment l’utiliser correctement ?

Mythe n°3 : PHP ne suit pas le modèle MVC

Je sais que cela paraît ridicule, mais je ne sais pas avec combien de Railers j’ai eu cette discussion. Non, PHP ne fournit pas, de lui-même un framework MVC. Pas plus que Ruby, ou aucun autre langage, d’ailleurs. C’est parce que Ruby et PHP sont des langages, et non des framework d’application. MVC est un design pattern, et non une possibilité du langage. Il existe beaucoup d’excellents frameworks MVC écrits pour PHP. J’aime le Zend Framework. Pouvez-vous faire un appel à la base depuis un script qui générerait aussi le HTML ? Bien entendu, vous pouvez. Est-ce que cela veut dire que vous devez ? Non.

Mythe n°4 : PHP est lent parce qu’il est interprété

Celui ci est insidieux parce que cela semble plausible. En fait, cela devrait être vrai. En pratique, cela ne l’est pas. Le Zend Engine qui fait tourner la plupart des implémentations PHP est incroyablement rapide de base. Combinez le avec un accélérateur, (comme eAccelerator, libre) qui pré-compile et cache le code (et qui l’adapte si on change de disque), et c’est l’une des plate-formes d’applications la plus performante actuellement, même comparé à des choses qui sont traditionnellement compilée comme Java et .NET. Même en écrivant votre appli en C ou C++, en le compilant et en l’intégrant à votre serveur web, vous n’aurez pas plus de performances.

Mythe n°5 : PHP n’est pas de bon EDI ou de débogueur

C’est vrai. Il n’y en a pas un. Il y en a plein. Il y a au moins deux débogueurs, et plein de bons EDIs. Vous pouvez avoir toutes les options que vous voulez, comme les points d’arrêt, la surveillance des variables, l’évaluation au passage de la souris, etc. Pouvez-vous utiliser un éditeur texte et un client FTP ? Bien entendu, vous pouvez. Vous n’êtes certainement pas obligés, je pense.

Mythe n°6 : les applis PHP se ressemblent toutes

Je dois le dire, cela m’a pris longtemps pour comprendre ce que les gens qui déclaraient ça voulaient dire. Au départ, j’ai pensé que la personne disant cela était folle. Après tout, PHP est juste un langage, vous pouvez faire que la sortie soit…comme vous la voulez ! De façon surprenante, j’ai beaucoup entendu ça. Par la suite, j’ai compris que la confusion provenait de profils non-techniques qui confondaient PHP et PHP-Nuke, qui est juste une application écrite en PHP. Elle est complètement personnalisable, mais propose des colonnes et des pavés qui ont tous le même genre d’apparence.

Mythe n°7 : PHP n’est pas vraiment pour les « vrais » développeurs

C’est un autre que j’ai entendu des développeurs Java (et encore plus amusant, des développeurs .NET). Comme le n°2, je pense que cela provient de la faible barrière d’entrée pour PHP. Quasiement tout le monde peut apprendre les rudiments de bidouillage de scripts PHP en un après-midi. Est-ce que cela signifie qu’il n’y a pas la place pour des « vrais » développeurs ? Bon, PHP, comme toute plate-forme de développement est un outil. La façon dont est utilisé un outil varie grandement selon les connaissances et l’expérience de la personne qui l’utilise. J’ai écrit plein d’application PHP de grosse taille, robustes et performantes, et je ne suis pas le seul.

Mythe n°8 : PHP n’est bon que pour les applications web

C’était vrai par le passé, mais de nos jours, il est beaucoup plus universel. Vous avez un interpréteur de ligne de commande qui peut tourner de manière complètement indépendante d’un serveur web (pour des scripts) mais peut continuer à utiliser vos bibliothèques existantes de code PHP. Vous pouvez même créer des applications avec une interface graphique, par PHP-GTK.
Evidemment, le but initial de PHP et sa visée étaient les applications web, mais c’est bien loin de tout ce qu’il peut faire.

Mythe n°9 : Le code PHP est un tas d’ « include » et de « require » qui se cassent facilement

En tant que langage de script, PHP est interprété à la volée. Cela signifie que n’importe quel code qui est exécuté doit être pris sur le disque et le script en question a besoin de savoir où il se trouve. La plus simple (mais la moins bonne) manière de faire est de mettre un « include » ou un « require » qui charge le script externe. Si vous faites cela et que vous renommez le fichier, votre code est cassé, à moins que vous ne modifiez l’instruction erronnée. Un tas d’include et de require peut faire de votre code un tas de spaghetti.

Heureusement, en suivant les règles de la programmation OO, des bonnes conventions de nommage et en utilisant __autoload les include et require sont généralement complètement intules. __autoload est une fonction de callback qui accepte en argument le nom d’une classe. Si vous instanciez un objet, et que le moteur ne sait rien de la classe, il appelle votre __autoload avec le nom de la classe en tant que chaîne. En présumant que vous avez une convention de nommage raisonnable (une classe par fichier, le nom de la classe et le nom du fichier correspondent), c’est plutôt simple de charger la classe au moment voulu. Cela a l’avantage de ne charger que les classes nécessaires pour un script particulier, au lieu de les charge toutes avant même le début du code fonctionnel.

Mythe n°10 : Le code PHP est bourré de requêtes SQL

Jetez un oeil aux applications PHP et vous le verrez. Le SQL a été mêlé avec des chaînes et passé à la base (souvent MySQL) avec les fonctions spécifiques. Cela rend votre code fragile, lourd à déboguer et à maintenir et sujet aux attaques par injection SQL. C’est aussi complètement inutile et peut-être facilement évité. Utilisez simplement une couche d’abstraction comme Zend_DB ou ADOdb au lieu de parler directement à la base.

Voilà, c’est fait. Les dix mythes sur PHP sont littéralement…heu…explosés. Cela ne signifie pas que PHP est sans défaut, mais je pense que peu d’autres outils ont cette mauvaise image.
J’espère que j’ai un peu éclairci les choses.

NdT : les commentaires sur les liens sont de l’auteur, juste traduits. Cet article ne reflète pas complètement mon opinion personnelle, mais je l’ai trouvé intéressant.

Anaska rejoint AlterWay

On passe d’une société de formation, avec une quinzaine de collègues, à un groupe de 80 personnes…dont on devient l’unité de formation.

Pour tout savoir :

Pour nous, salariés :la proportion de filles n’augmente pas trop, en tous cas, on reste avec des gens qui sont sur la technique.

Forum PHP 2008 : Appel à conférences

Le forum PHP 2008 aura lieu les 8 et 9 décembre 2008, au même endroit que l’année précédente, à l’ASIEM, dans le 7è arrdt. Il s’agit de deux journées de conférences et d’atelier sur PHP, avec du technique autant que des rapports d’expériences.

Les deux thèmes de cette année sont :

Web services professionels
et

Grands projets en PHP : organisation, méthodes et bonnes pratiques.

L’AFUP lance son appel à conférences. Cette année, vous devez proposer votre conférence en ligne.

29 avril 2008 : Industrialiser les développements PHP, le cas e-TF1

Un nouveau RendezVous AFUP avec un retour d’expérience de e-TF1.

Il y a 50 places, et ce RendezVous a lieu à la FIAP (Paris 14è).

Inscrivez vous vite tant qu’il reste de la place !

e-TF1 vous propose de découvrir sa méthodologie et ses outils permettant une réelle industrialisation des projets PHP.

[+ d’infos] site AFUP

La rencontre suivante sera le 14 mai 2008, sur Silverlight.

25 mars 2008, Paris : Outiller la qualité en PHP

L’AFUP organise le 25 mars 2008 un rendez-vous intitulé Outiller la qualité en PHP (Stratégie, réflexes et bonnes pratiques pour un développement web durable.
). C’est un évènement gratuit et ouvert à tous qui vous permettra de rencontrer d’autres développeurs : et c’est sur inscription.

  • Date : 25/03/2008
  • Horaire : 20h00
  • Capacité : 50 places
  • Lieu : La Cantine
    151 rue Montmartre, 12 passage Montmartre
    Galerie des Panoramas, 75002 Paris